Luc Kouade

Il veut tout le fameux Zuckerberg

Quand on voit comment tout a commencé pour ce brillant jeune homme de Harvard, on ne doute absolument pas qu’il soit ambitieux. Mais de là, à vouloir tout empocher, j’en dis que le gars (le fameux Zuckerberg) est trop gourmand. Et pas dans le mauvais sens. Rassurez-vous.

Tout commence (officiellement) un mois de février 2004. Mark Zuckerberg, alors étudiant à la prestigieuse université américaine de Harvard dans le Massachusetts, a une idée qu’il partage avec quelques uns de ses camarades. Ensemble, ils travaillent à donner naissance au plus grand réseau social, Facebook.

Au 1er janvier 2019, le nombre des utilisateurs du réseau social s’élevait à 2,234 milliards d’utilisateurs actifs par mois. La puissance de Facebook en tant qu’outil marketing et de communication se révèle chaque jour au monde. Comme si le réseau social n’était pas déjà assez écrasant pour la concurrence, Zuckerberg s’est lancé depuis quelques années dans une course à l’innovation. Que dis-je, une course au monopole.

La course au monopole

En 2012, la compagnie Facebook rachète Instagram, puis Whatsapp et Oculus VR en 2014. Là commence une véritable course à l’argent. À la faveur d’une modification de l’algorithme, la visibilité s’acquiert de plus en plus aux enchères. Le nombre des utilisateurs et des pages sur le réseau social n’a cependant pas cessé de croître. On pourrait dire que plus le reach organique (le taux d’utilisateurs atteints directement par les publications des contenus qu’ils suivent) chute et plus les utilisateurs (entreprises notamment) accourent vers Facebook.

La stratégie du géant américain pour permettre aux entreprises de trouver leurs prospects et clients sur ses réseaux sociaux, ne s’est pas arrêtée au rachat de marques concurrentes. Et c’est bien ce qui me pousse à dire qu’il veut “tout”. L’innovation reste le moteur de cette compagnie. Au fil de l’évolution des tendances de contenus adulés sur internet, Facebook s’est efforcé d’offrir le meilleur aux utilisateurs. 

Le contenu natif d’abord  

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Source : FrAndroid

Concentrer l’essentiel du reach organique des pages autour du contenu natif, tel est le premier changement que Zuckerberg et son équipe ont jugé bon d’apporter à Facebook. Les liens d’autres sites passent en second plan. À condition de sponsoriser (lancer une campagne payante) le contenu. Et ce n’est pas tout !

Quand le Google en vidéo (YouTube) damait le pion (et c’est encore le cas) au réseau bleu (Facebook), la compagnie a jugé bon d’innover en matière de vidéo. Question de retenir toute l’audience qui voudrait passer de Facebook à Youtube pour visionner du contenu. Ce fut l’introduction de l’onglet Watch. Un fil d’actualité réservé aux vidéos.

Quand en 2017, les données présageaient une montée de l’audience des groupes Facebook, la compagnie y a vu une opportunité. À la fois pour elle et au profit des marques. Une source plutôt dynamique de reach. Aussitôt, l’onglet de groupe a été pensé et placé pour créer un fil spécial. 

Mais un bon morceau semblait échapper à la quête d’innovation. La traque aux utilisateurs. La course au monopole. L’information d’actualité qui attire plus de 70% des 4,4 milliards d’internautes du monde n’avait pas encore été la cible du géant américain. Mais ce n’était qu’une question de temps. Le gibier est dodu. Il faut l’appréhender au mieux.

Au deuxième trimestre 2019, annonce a été faite de la création d’un onglet dédié à l’actualité. Facebook veut payer des maisons de presse pour diffuser leurs contenus directement sur ses plateformes. Au mois d’octobre 2019, le projet s’est concrétisé. Cependant, l’onglet “News” de Facebook n’est pas encore diffusé partout. Pour le moment, les utilisateurs américains sont les seuls à en profiter.

Le champs des possibles de la marque américaine est loin de se limiter à ses seuls réseaux sociaux. Tant que c’est numérique, il attaque, le fameux Zuckerberg. À y voir de près, il voudrait devenir le chef d’un empire qui regorge tout, dont on ne pourrait se passer. 

La cryptomonnaie

Cette année 2019 (après laquelle on ne verra peut-être rien de nouveau), le groupe Facebook, en association avec une vingtaine d’entreprises et ONG, a lancé Libra. Une cryptomonnaie au succès peu probable. Demandez les raisons aux européens… Fiasco ? Flop ? L’avenir nous le dira.

Et puis Facebook Pay naquit…

Le gars est un grand optimiste. S’il n’est pas exempt de reproches, croyez-moi, n’avoir jamais essayé ne sera pas un chef d’accusation. En prélude au déploiement de ses fonctionnalités e-commerce, le géant américain croit opportun de lancer Facebook Pay, un moyen de paiement affilié à plusieurs solutions de paiement, dont Paypal et Stripe. Facebook Pay prend en compte plusieurs cartes bancaires et se veut un canal simplifié et plus sûr pour les transactions.

À ce jour, l’étendue du groupe Facebook n’est pas juste l’affaire des réseaux sociaux. Le géant américain compte bien gravir les échelons de l’économie mondiale pour se placer en pôle position. Et les idées ne font pas défaut à cette entreprise. Voilà pourquoi “il veut tout le fameux Zuckerberg”.  


Les nouveaux modes de travail à l’ère du digital

Cet article sur « les nouveaux modes de travail » est le fruit d’une collaboration entre deux passionnés de la communication et du marketing digital. Luc Kouade (auteur du blog Ivoire Intellect) et Hussein Fakih, CEO de l’agence digitale Hashtag. Une agence spécialisée dans la création graphique et le social media marketing. Bonne lecture !

Lorsqu’en 2006, Timothy Ferriss publiait son best seller « La semaine de 4h« , il était sûrement loin de s’imaginer qu’il venait d’avoir une vision du futur. Il y a une dizaine d’année, aucun actif africain, et notamment ivoirien, n’aurait parié avoir le nez dans un écran pendant au moins 10 heures chaque jour. Mais, le monde évolue. Le numérique s’est emparé des attentions et de nouveaux modes de travail ont émergé depuis lors.

L’idée du travailleur qui se lève tôt le matin pour rentrer tard le soir n’a pas (encore) disparu des habitudes et la routine n’est pas prête de changer. Les travailleurs ont encore de longues heures d’embouteillages à supporter avant que vienne l’ère où ils seront enfin jugés au rendement et non pour le temps passé au bureau.

Cependant, ce temps est arrivé pour le travailleur 2.0. Il faut lui concéder les attributs “digital”, “nomade”, “connecté”, “flexible”, “dynamique”, etc. Un monde nouveau. Un monde né de la convergence d’internet et des outils numériques (téléphone, ordinateurs, tablettes, etc.). Une nouvelle sphère avec des habitudes nouvelles et de nouveaux outils de travail.

Comment fonctionnent les nouveaux modes de travail initiés par le digital ?

Avant d’expliquer le fonctionnement de ces paradigmes nouveaux de travail, il faut observer que l’explosion du numérique a créé de nouvelles professions. À commencer par celles liées à la communication et aux sciences de l’information. De même, telle une averse, l’innovation numérique a emporté certains métiers et suscité les mutations de plusieurs autres.

Pour revenir aux modes de travail, notons que la transformation digitale et son corollaire de dématérialisation, y a joué un rôle capital. Désormais, un ordinateur, un téléphone portable et un accès à internet ouvrent à n’importe qui, les portes du monde et de tous les possibles. un monde où les origines, le cercle social, les diplômes, les relations… ont de moins en moins d’importance. Le nouvel Eldorado. Le nouveau monde inconnu.

Pour le travailleur, toutes les habitudes sont remises en question. Les bureaux se transforment en tiers-lieux professionnels, louables à l’heure. Les costumes laissent place aux ensembles t-shirt, caleçon et tongue. Les pauses n’ont de limites que ce que le travailleur lui-même décide. Développons…

Les tiers-lieux professionnels : le nouveau bureau

Les tiers-lieux sont des cadres de travail créés parfois par des entreprises, pour servir de bureaux à certains de leurs travailleurs (free-lance, service client…). Ce sont également des espaces (connectés) de co-working, ouverts au public pour servir de cadre professionnel aux travailleurs nomades.

La flexibilité des coûts et la convivialité des tiers-lieux, conduisent certaines PME (petites et moyennes entreprises) à s’y installer. C’est également une aubaine pour les travailleurs free-lance en quête de tranquillité et d’un cadre pour exercer. À ce jour, la Côte d’Ivoire compte plusieurs de ces “nouveaux bureaux” (O’village , Jokkolabs, Yop-Crealab, Le Phare coworking, Graisen Group, etc.).

Le travail à domicile 

Travailler chez soi, en toute indépendance… J’avoue que l’idée m’est apparue superbe au premier abord. Définir son temps de travail, exécuter des tâches en toute autonomie, prendre une pause au besoin… il faut admettre que l’idée est séduisante. Je dirais même amusante.

Les startupers, les consultants, les freelance et certains employés d’entreprises bien implantées pratiquent ce mode de travail. Relaxant pour certains et (bizarrement) stressant pour d’autres. De fait, le télétravail qu’impose le concept du travail à domicile n’est pas ancré aux habitudes par ici. Parlons-en d’ailleurs.

Le télétravail en Côte d’Ivoire : c’est pour quand ?

Si vous vous posez cette question, c’est bien que l’idée de travailler depuis votre salon et aux heures que vous vous aurez imposées vous aura séduite. Si dans le principe, le télétravail est tout à fait possible dès maintenant, dans la pratique, cela pourrait s’avérer un peu plus compliqué que prévu.

Les raisons techniques

La principale limitation est d’ordre technique. En ce XXIe siècle, l’Afrique de l’ouest reste à la traîne. À peine 30% de la population ivoirienne a accès à internet (ce qui est affreusement ridicule pour un pays qui veut faire partie d’un marathon où chaque acteur est déjà suréquipé).

Coupures fréquentes. Débit instable. Coûts exorbitants. Tous les ingrédients sont là pour que la sauce “retard” soit prête à déguster.

Les raisons humaines

Psychologiquement, il est difficile pour l’employé de justifier le passage au télétravail qui s’apparenterait à un travail en free-lance. Tim Ferris explique d’ailleurs, avec un certain humour, comment il a réussi à convaincre ses propres employeurs d’adhérer à ce concept.

En Afrique, plus particulièrement en Côte d’Ivoire, nos chers patrons sont (à mon humble avis, Hussein) encore très loin de l’ouverture d’esprit nécessaire pour accepter une telle logique d’entreprise. 

C’est un fait. Cependant, à l’image de toutes les innovations qui ont émergé à la faveur du digital, il faut bien admettre que les nouveaux modes de travail ont des hauts et des bas.

Les limites des nouveaux modes de travail

Comme pour toute innovation, il faut bien admettre que la flexibilité des modes de travail nés du digital, n’est pas la seule facette de la pièce. Ces nouveaux modes ont des limites qu’il faut évoquer afin que tout intéressé en soit averti.

La mise en péril des données personnelles et professionnelles

La sécurité des données personnelles et professionnelles, demeure une problématique majeure en cette ère de la société de l’information. Les entreprises utilisent des solutions informatiques (serveurs dédiés et cloud) pour préserver la confidentialité de leurs données. Sans oublier que chaque employé est tenu d’honorer un contrat de confidentialité.

La flexibilité et la liberté du travailleur dans ce cas, peut constituer un risque éventuel à la diffusion frauduleuse, au piratage ou même à une divulgation des informations à des tiers. À moins d’avoir une solution fiable pour protéger vos données et vous assurer qu’elles restent dans un cercle fermé, les nouveaux modes de travail ne vous concernent pas. Du moins, pour le moment…

L’auto-formation 

Cela peut surprendre, mais l’auto-formation représente à mon avis [Luc], une limite au concept de travail à distance. Pour les professionnels expérimentés, travailler à distance est assurément une aubaine. Mais les jeunes diplômés, sans expériences, peuvent s’y sentir très mal.

Dans ce mode de travail, le seul ami en cas de besoin, c’est Google. Quand bien même un manager serait en charge d’encadrer votre travail, la distance représente un obstacle à l’apprentissage pratique des débutants et même des juniors.

La disparition progressive des relations humaines

Je pense que c’est l’une des problématiques auxquelles devront faire face les directions des ressources humaines dans un futur proche. Des collègues de travail qui ne se voient presque pas. Des collaborateurs qui n’ont que la réalisation de projets en partage. Les liens d’affinité qui renforcent la confiance et l’estime, disparaissent.

S’il faut parler des limites de ce système, les avis seront certes variés, mais contrariés tout de même. Pour certains (comme moi [Luc]), le digital et ses nouveaux paradigmes ont apporté beaucoup à notre monde. Plus même qu’ils n’en retranchent. Après, chacun ses impressions.

Quelles sont les vôtres à propos ? Nous sommes bien curieux de les connaître.


L’influenceur, c’est Daishikan!

Le lundi 12 août 2019 restera à jamais gravé dans les mémoires des mélomanes ivoiriens. Dj Arafat, le célèbre “coupé décaleur” s’en est allé pour toujours, dès l’aube de ce lundi. Partout en Côte d’Ivoire, la consternation est dans les cœurs. Famille, fans et même détracteurs de l’artiste le regrettent déjà.

On peut lire sur certains murs : « ton bruit était mieux que ton silence ». Pour faire du bruit, Dj Arafat ne se faisait pas prier. Les circonstances de sa tragique mort corroborent pleinement ce fait. Dans la nuit du dimanche au lundi, Houon Ange Didier, de son vrai nom, a succombé des suites d’un accident de moto dans les rues de la capitale. Si l’homme qui se veut le plus influent de sa tendance musicale n’en était pas à son premier accident du genre, celui du dimanche 11 août 2019 ne lui a pas fait de cadeau. Hélas !

Si il faut parler de DJ Arafat, je vous mentirais si je disais que tout est élogieux. L’homme vivait telle une étoile filante à côté de ses succès artistiques. Pour ses fans qu’il nommait vaillamment “les chinois”, l’homme demeure une idole, un guerrier, un conquérant…

L’influenceur, c’est Daishi !

De pseudonyme en pseudonyme, Dj Arafat s’est fait une liste interminable de surnom. Le dernier que je retiens, c’est Daishi. Pour Daishikan, célèbre personnage du dessin animé Dragon Ball Z. Les adeptes de manga savent…

De sa vie d’artiste et de personnalité publique, un aspect m’aura marqué particulièrement dans le parcours de l’artiste. C’est son influence. Il s’y connaissait si bien qu’il se faisait appeler « influenmento ». Homme de buzz, il savait guider ses fans dans le sens de ce qu’il appréciait et de ce qu’il répugnait. 

Si vous aviez la malchance de tomber dans son viseur, il vous mettait à dos toute sa “chine populaire”. La suite, plusieurs artistes, marques, producteurs, animateurs et personnalités du showbiz la connaissent… 

Il lui a suffit à Dj Arafat d’ordonner, via un Facebook live, le boycott de la célèbre marque First Magazine, pour que celle-ci perde en un jour plus de 20 000 abonnés sur ses réseaux sociaux. Quand il criait au plébiscite d’autre chose, croyez moi, ses fans se l’appropriaient. Et sans modération !

Pourquoi c’est lui l’influenceur ?

Jusqu’à preuve du contraire, Dj Arafat, le Daishikan, est resté la seule personnalité publique (en faisant exempt des politiques), qui à côté de sa musique savait influencer les actes de ses fans. Des influenceur, on en voit se proclamer sur la toile ivoirienne.

Mais, des personnalités publiques, autre que politiques, qui influencent des mouvements de personnes sans aucun bien matériel à offrir, on en voyait pas à côté du Daishikan. L’homme a demandé un accueil à l’aéroport sans offrir de moyens de transport et ses fans se sont exécutés. 

Dj Arafat a exigé de ses fans de faire baisser l’audience de certaines émissions télévisées, et j’ai vu les statistiques chuter. Sa page Facebook avec plus de 2 millions d’abonnés était son média privilégié. Il pouvait le dire fièrement pendant ses clashs : « J’ai ma propre télé. Personne ne peut m’arracher mon téléphone. »  

L’influenceur, le seul, le vrai de la toile ivoirienne a tiré sa révérence ce lundi 12 août 2019. Les acteurs du showbiz et nous autres internautes actifs en sont profondément touchés. Ses frasques et live interminables ont pris définitivement fin. Adieu l’artiste ! Adieu Arafat ! Adieu Daishi !


Pâquinou : le pays Baoulé en fête

Le premier Dimanche suivant l’équinoxe de printemps consacre dans le monde, la célébration de la Pâques. Grande fête chrétienne. Commémoration de la résurrection du Christ d’entre les morts.

Cet événement à portée planétaire, initialement destiné à la grande communauté chrétienne ne laisse pas indifférents les peuples du centre de la Côte d’Ivoire. Les « BAOULE » s’en sont appropriés à une guise particulière.

L’origine des Baoulé

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À ses fondements ancestraux, ce peuple est issu de l’actuel Ghana qui historiquement représentait le territoire du vaste royaume Ashanti. A l’éclatement d’une guerre de succession au début du XVIIIe siècle, une scission du peuple entraîna le départ d’une frange de la population vers l’ouest sous la direction de la reine Abla Pokou.

Cette part du peuple ashanti fini par trouver refuge au centre de la Côte d’Ivoire plusieurs siècles avant l’indépendance et fonda le peuple Baoulé. Un peuple riche en traditions et coutumes. De la richesse traditionnelle de ce peuple découle une panoplie de pratiques et surtout de célébrations au nombre desquelles la fête de « PAQUINOU ».

De la Pâques à Pâquinou…

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A la ressemblance nominale de l’événement religieux (la Pâque), PAQUINOU est une fête célébrée chaque an en pays Baoulé au moment de la Pâque chrétienne.

Tous les ans en Avril, c’est l’occasion propice pour les familles en pays Baoulé de se rassembler et faire le point. Les problèmes familiaux,  les récoltes, les événements heureux et malheureux survenus au sein des familles (naissances, décès, mariage, voyage, etc.).

C’est aussi le lieu de retrouvailles entre ami(e)s, membres d’une même famille et surtout une occasion festive sans pareille dans l’année.

Pour être cordiale, la fête de PAQUINOU ne se fait pas prier. Elle veille à rassembler les hommes et les femmes autour d’un sentiment de gaieté commun. Pendant les festivités, Pâquinou offre le meilleur du terroir Baoulé à toutes les personnes curieuses de découvrir et partager l’événement.

C’est donc une gamme très variée de surprises que Pâquinou réserve chaque année, dans la multitude des campagnes du centre de la Côte d’Ivoire. De Sakassou à Toumodi.

Pâquinou : l’affaire de la sous-région

A l’origine étiquetée aux Baoulé, la fête de paquinou n’est désormais plus la seule affaire de ses instigateurs. Chaque année au mois d’Avril, des ivoiriens et même des ressortissants de pays étrangers se bousculent à la découverte de l’événement. Lequel constitue à présent un fait touristique majeur en milieu rural ivoirien.

La Pâque prochaine consacre une nouvelle édition desdites festivités. Tout comme les populations ivoiriennes, des ressortissants de plusieurs autres pays sont curieux à l’idée de découvrir l’événement et d’en rapporter des souvenirs.

NOUS DISONS DONC AKWABA ET BONNE CÉLÉBRATION DE PAQUINOU !!!


Le numéro d’identifiant unique (IDU) : une clé de voûte des services à l’investisseur

Le portail unique des services de l’investisseur, 225invest Côte d’Ivoire, est un projet piloté par le Centre de Promotion des Investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI). Organisme chargé de coordonner le programme des réformes liées à l’amélioration de l’environnement des affaires.

La création d’entreprises plus facile que jamais

Le portail 225invest Côte d’Ivoire ouvre aux investisseurs opérant dans l’espace économique ivoirien, un large champ de possibilités, quand à l’accès aux services administratifs qui leur sont dédiés. Il suffit pour les usagers d’accéder au site via l’adresse www.225invest.ci, aller au menu « Services », puis « Formalité d’entreprise » et choisir l’option « Création d’entreprise » pour créer une entreprise en suivant l’ensemble de la procédure, en ligne.

Après la création de l’entreprise, un certificat d’immatriculation unique, ainsi qu’un numéro d’identifiant unique sont attribués à l’usager.

Les investisseurs déjà en exercice pourront très prochainement procéder à une re-immatriculation de leurs entreprises via le portail 225invest Côte d’Ivoire. Condition essentielle à l’acquisition de leurs Identifiants Uniques (IDU).

Lire aussi : Le portail 225invest.ci révolutionne l’entrepreneuriat en Côte d’Ivoire 

Le numéro d’Identifiant Unique (IDU), qu’est-ce que c’est ?

Le numéro d’Identifiant Unique est un code d’immatriculation attribué aux entreprises en Côte d’Ivoire en vertu de l’Ordonnance n° 2015-182 du 24 mars 2015 et du décret d’application (N°2015-287 ) de celle-ci, datant du 27 avril 2015. Ce numéro est attribué automatiquement dès la création d’une entreprise à travers le portail 225 invest.

Il vient en remplacement de l’ensemble des numéros acquis lors des diverses procédures administratives préalables à la création d’une entreprise en Côte d’Ivoire.

L’Identifiant Unique remplace ainsi le numéro du Registre de Commerce (RC) attribué par le Greffe du Tribunal de commerce ;  le numéro de Compte Contribuable (CC) attribué par la Direction Générale des Impôts (DGI) ; le numéro d’immatriculation de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) et le Code Importateur/Exportateur attribué par le Ministère du Commerce.

Dès lors qu’une entreprise opérant dans l’espace économique ivoirien est en possession de cet Identifiant Unique (IDU), celle-ci s’inscrit dans la légalité conformément aux dispositions administratives en vigueur.

À quoi sert l’Identifiant Unique, et qui en est concerné ?

L’identifiant Unique permet à l’administration de traiter avec plus d’aisance les dossiers des investisseurs et contribue à améliorer les services aux entreprises.

Son adoption contribue à l’accélération des procédures d’immatriculation. L’identifiant unique permet de pallier l’usurpation de l’identité des entreprises et fournit un guide indispensable à la sécurisation des flux économiques.

C’est un gage de transparence pour l’administration publique et un élément important pour le renforcement des liens auprès des banques et des investisseurs étrangers. Par ailleurs, l’adoption de l’Identifiant Unique incombe à toutes les entreprises immatriculées en Côte d’Ivoire.

Lire aussi : 225invest CI, l’autre nom de la dématérialisation des services à l’investisseur 

Les opérateurs économiques exerçant avant la création du portail unique des services à l’investisseur, sont invités à régulariser leurs statuts. Ce, dans un délai d’un (01) an, à compter de la mise en vigueur du décret portant création dudit identifiant.

La composition du numéro d’Identifiant Unique (IDU)

Le Numéro d’Identifiant Unique (IDU) est personnel et unique pour chacune des entreprises de l’espace économique ivoirien. Il est composé de 14 (quatorze) chiffres et caractères structurés comme suit :

  • Les premier et deuxième caractères indiquent le code pays ;
  • Les troisième, quatrième, cinquième et sixième caractères indiquent l’année de création de l’entreprise ;
  • Les septième, huitième, neuvième, dixième, onzième, douzième et treizième caractères indiquent un numéro séquentiel ;
  • Le quatorzième caractère indique la clé de sécurité du dispositif, qui est un caractère alphabétique déterminé à travers le modulo 26 selon la formule de Luhn.


le portail 225invest.ci révolutionne l’entrepreneuriat en Côte d’Ivoire

L’ambition de révolutionner l’offre des services dédiés aux entreprises en Cote d’Ivoire a donné naissance au portail 225invest.ci . Une plateforme numérique d’information, qui renferme l’ensemble des services utiles aux opérateurs économiques en Cote d’Ivoire.

L’information et les services en un même endroit

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Page Accueil Portail unique des services à l’investisseur- 225iNVEST CI

L’actualité économique ivoirienne, les offres boursières et d’affaires ainsi que les communiqués officiels du gouvernement et des ministères y sont consultables.

Lire aussi : 225invest.ci l’autre nom de la dématérialisation des services à l’investisseur 

Par le biais de ce portail unique, tout investisseur peut s’enquérir des informations préalables à la création d’entreprise dans l’espace économique ivoirien. Mieux, procéder à la création de son entreprise en ligne.

À coté de cela, une offre variée de services est disponible en ligne sur la plateforme. Il s’agit entre autres des services dédiés à :

  • la modification ou la radiation d’entreprise
  • l’information indispensable à l’obtention des licences et permis d’affaires en Côte d’Ivoire
  • l’ensemble des formalités administratives liées au foncier
  • l’enregistrement d’actes et décisions de justice pour les entreprises
  • le raccordement des entreprises au réseau électrique national
  • les informations liées à l’insolvabilité des entreprises en Côte d’Ivoire
  • les critères de participation et les dates prévues des ventes aux enchères

Une passerelle vers les services d’autres administrations

Les services en ligne, de déclaration fiscale (e-impôts), de cotisation sociale, le guichet unique du commerce extérieur, de même que les services du Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), celui des données libres et de la poste de Côte d’Ivoire, sont également accessibles via le portail 225invest.ci.

L’ensemble des transactions économiques effectuées sur ladite plateforme, bénéficient d’une sécurité électronique optimale, garantie par les systèmes de signature électronique. Entre le mobile banking, les virements bancaires en ligne et le mobile money, la plateforme jouit de possibilités diverses de paiement pour les différents services.

L’objectif à terme de cette plateforme, est de centraliser et faciliter l’accès aux services à l’investisseur pour tout investisseur opérant en Côte d’Ivoire. Visitez la plateforme dès aujourd’hui www.225invest.ci


225Invest CI, l’autre nom de la dématérialisation des services à l’investisseur

Depuis l’invasion des technologies de l’information et de la communication en Cote d’Ivoire, la société ivoirienne semble avoir intégré l’intérêt d’associer le numérique aux activités économiques et sociales. Les prêches des web activistes semblent avoir eu de l’effet. 225Invest CI est là. Alléluia 🙌!

Jeudi 18 octobre 2018, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (CEPICI), a procédé à l’inauguration du tout premier portail numérique des services à l’investisseur. De quoi s’agit-il?

225Invest, la dématérialisation des services à l’investisseur

225Invest Côte d’Ivoire. Ainsi nomme t-on cette innovation technologique. Il s’agit d’une plateforme web (un site internet), qui cumule dans une seule et même infrastructure numérique, les services destinés aux opérateurs économiques de l’espace ivoirien.

C’est un espace digitalisé qui offre aux entrepreneurs exerçant en Côte d’Ivoire les possibilités d’accomplir, suivant des procédures fonctionnelles en ligne (sur internet), tout le nécessaire au fonctionnement administratif de leurs entreprises. A commencer par la création de celles-ci.

Tous vos services en un clic 👍

Le portail unique des services à l’investissement est accessible à l’adresse www.225invest.ci . Il offre aux investisseurs tout un package de prestations, regroupées en six (06) principaux services.

Ivoireintellect-225INVEST
Page Accueil Portail unique des services à l’investisseur- 225Invest CI

Les Formalités d’entreprise

A partir du service « Formalités d’entreprise », les investisseurs peuvent créer, modifier ou même radier une entreprise. Un procédé simple, sans contrepartie de déplacement ou d’une quelconque autre démarche de la part des concernés.

Enregistrement des actes et décisions de justice

La possibilité est également donnée – à partir du portail 225Invest – aux investisseurs d’enregistrer leurs actes (contrat de bail, de marchés, de prêts bancaires) et décisions de justice en ligne. Après traitement desdits documents par les services administratifs, des retours leur sont fait par courrier électronique.

Raccordement à l’électricité

Le raccordement au réseau électrique, requis aux investisseurs en Côte d’Ivoire est désormais facilité aux usagers via ce portail. La procédure administrative, allant de la simulation des coûts du service au branchement, en passant par la demande  de devis et le règlement à distance des frais, y est prise en compte.

Formalités foncières

En alliant les informations de vente, de donation, de lègue, de saisie… des terres ivoiriennes, le portail 225Invest se veut une plateforme centrale de regroupement des données foncières sur l’étendue du territoire national. Une base de données informationnelle connectée, mis à disposition des investisseurs.

Licences et permis d’affaires

Les informations relatives aux licences et permis d’affaires sont accessibles à travers le portail 225Invest, via le service « Licences et permis d’affaires ». Toutes les procédures en la matière, de même que les informations requises des usagers y sont renseignées.

Ventes aux enchères

Les informations se rapportant aux entreprises non solvables, ainsi qu’aux ventes aux enchères publiques sont disponibles également sur la plateforme 225Invest. A travers le portail, notamment le service « Ventes aux enchères », vous pouvez vous informer et mieux, faire vos achats aux enchères officielles de l’état de Côte d’Ivoire.

Le CEPICI et ses partenaires associés à la conception de ce portail entendent à travers cette architecture, impulser la dématérialisation de l’administration ivoirienne. Une innovation qui, sans conteste, participera de la bonne marche administrative nationale, mais surtout de la lutte contre la corruption.