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Luc Kouade
Géographe de formation, le numérique est l'âme de mon génie. Quand il est question de développement et de progrès collectif, je ne ménage aucun effort pour me montrer disponible. Le blog pour moi, est une réelle passion que je fais vivre entre temps libre et activités scientifiques. Bonne lecture à vous. Amicalement

Ce lundi 27 novembre 2017, s’est tenue à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, une conférence de presse sous la bannière du comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI). À l’ordre du jour, il était question de faire le point des activités syndicales antérieures et poser, pour l’année universitaire 2017-2018, les bases d’un environnement académique sain et nouveau.

Dans cette perspective, le bureau exécutif national du CEECI, représenté par son secrétaire général Traoré Karamoko dit national TK a pris le soin de porter son message du jour à une oreille attentive et avisée. Ainsi, la conférence de presse de ce lundi s’est tenue en présence de Touré Souleymane, conseiller chargé de la jeunesse auprès du Premier ministre.

Début de la conférence

Après toutes les solennités, c’est sur le coup de 11 h que l’entame de ladite conférence a été donnée par le secrétaire national Traoré Karamoko. La motion de cette conférence de presse s’est articulée en général autour des multiples difficultés que connait l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire, et notamment le milieu estudiantin.

L’augmentation du portefeuille boursier ainsi qu’une subvention par l’état, à hauteur de 75 %, des frais d’inscription à l’université, ont constitué les premiers axes des doléances posées par le Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire.

Après quoi, les besoins des universités et grandes écoles de Côte d’Ivoire ont été abordés selon les établissements d’enseignement supérieur.

Les grands axes de la conférence

À l’Université Alassane Ouattara, l’expression des difficultés que connait l’établissement, a fait état des besoins suivants :

  • La construction de nouveaux amphithéâtres (10 pour être plus exact) et salles de travaux dirigés, ainsi que l’équipement didactique de ceux déjà disponibles
  • L’augmentation du nombre de résidences universitaires, la rénovation et l’équipement complet des celles existantes
  • La mise en place d’une couverture internet (via WiFi) sur les deux campus de l’université Alassane Ouattara
  • La construction d’infrastructures sportives et l’optimisation du réseau d’adduction d’eau pour pallier les coupures intempestives d’eau sur les résidences universitaires

Dans les universités Félix Houphouët Boigny et Nangui Abrogoua, les besoins liés à la réhabilitation des cités universitaires ; la construction de nouvelles infrastructures éducatives (amphithéâtres et salles de cours) et l’équipement en matériels didactiques sont à relever.

De L’université Peleforo Gon Coulibaly, on retiendra des propos de Traoré Karamoko :

  • Des interruptions répétées des cours, dont certains enseignants réclamants des arriérés de paiement seraient responsables
  • L’arrêt des travaux de construction des résidences universitaires, entamés pourtant depuis 2014
  • Des besoins en infrastructures (amphithéâtre ; salles de travaux dirigés et laboratoires pour les étudiants des filières biologie et agronomie)

L’université Jean Lorougnon Guédé, qui en cette année académique a subi les lourds préjudices d’une année blanche, est confrontée de son côté aux mêmes insuffisances en infrastructures. Insuffisances auxquelles il faut ajouter la raison principale de l’année blanche, à savoir le non-paiement des arriérés d’honoraires des enseignants de ladite université.

L’université de Man, récemment inscrite dans le concert des établissements d’enseignement supérieur du pays, connait également des insuffisances au nombre desquelles on peut relever :

  • L’absence d’un centre de santé dans l’enceinte de l’université
  • L’inexistence de réfectoires
  • L’inexistence de résidences universitaires

Les grandes écoles, aujourd’hui étendues à perte de vue sur l’ensemble du territoire national souffrent également de dysfonctionnements auxquels il serait convenable de trouver des issues, selon le secrétaire national du CEECI. Pour se faire donc, le bureau exécutif national du CEECI, par la voix de son responsable principal, Traoré Karamoko propose :

  • La décentralisation de la Direction des orientations et des examens (DOREX)
  • La décentralisation des centres de soutenance du brevet de technicien supérieur (BTS)
  • L’augmentation du nombre de boursiers au sein de la multitude des grandes écoles qui peuplent l’enseignement supérieur en Côte d’Ivoire.

Prenant note des problèmes posés par les intervenants du jour, Touré Souleymane, par ailleurs conseiller auprès du Premier ministre, chargé de la jeunesse, s’est porté volontaire de relayer le message auprès de sa hiérarchie. Sans toutefois manquer de faire un rappel nostalgique de ses années syndicales au sein de l’université de Bouaké, Touré Souleymane a tenu à féliciter le comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire pour ses efforts de pacification de l’environnement universitaire ivoirien.

>>Voir en intégralité la conférence de presse et l’intervention du conseiller de la primature, chargé de la jeunesse