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Luc Kouade
Géographe de formation, le numérique est l'âme de mon génie. Quand il est question de développement et de progrès collectif, je ne ménage aucun effort pour me montrer disponible. Le blog pour moi, est une réelle passion que je fais vivre entre temps libre et activités scientifiques. Bonne lecture à vous. Amicalement
Aujourd’hui, en faisant ma visite traditionnelle sur la toile, je suis tombé sur cette image (en dessous) postée par Fulbert Evan’s Koffi. Il y a de cela quelques jours j’y pensais et voilà qu’il me devance pour parler du retard criard qu’accuse le système ivoirien d’enseignement et de formation professionnelle.
Ivoire Intellect-Technicien indien en dépannage
Technicien indien en dépannage, Crédit: Fulbert Koffi, photo utilisée avec son approbation

De quoi s’agit-il?

Des concessionnaires étrangers opérant dans l’électroménager s’installe en Côte d’Ivoire. Comme tout opérateur des domaines techniques et industriels, ils se doivent d’assurer le service après vente de leurs produits auprès des éventuels clients.

Et il se passe que leurs modems sont inadaptés sinon plus évolués. Conséquence, la main d’oeuvre formée en Côte d’Ivoire se trouve en incapacité d’assurer le service desdits opérateurs. Lesquels se trouvent donc contraints d’importer la main d’oeuvre de leur pays d’origine afin de garantir aux usagers de leurs produits la confiance.

Il n’y a pas que l’électroménager!

A la SOTRA (Société des transports abidjanais), des véhicules importés d’Inde pour assurer le transport par bus dans la capitale économique ivoirienne sont également sujettes à cette réalité.

Là-bas aussi, le service après vente des engins est assuré par une main d’oeuvre étrangère. Or, si le concessionnaire peut opérer en Côte d’Ivoire c’est parce qu’il y a une représentation. Du moins, c’est ce qui est admis selon les normes. D’après ces mêmes normes, tout opérateur étranger en Côte d’Ivoire est soumis à l’obligation de recruter à 80% son personnel parmi les nationaux.

Si donc, au nombre de ces nombreux ingénieurs et techniciens sortant des écoles de formation, aucun n’est appelé à cette tâche, on ne peut que montrer du doigt une seule raison: l’inadéquation de la formation locale aux exigences du marché mondiale.

Ces lignes viennent donc en appeler à l’urgence de réformer le système éducatif et de formation ivoirien. Un système sans conteste en entropie, qui si rien n’est fait, risque de voir ses impétrants à côté de la plaque et carrément en déphasage avec les exigences professionnelles mondiales.

Le monde étant à l’ère de la mondialisation et de la globalisation des économies, tâchons (nous ivoiriens) de nous y inclure. Le développement de la Côte d’Ivoire en est effluent et dépendant.

C’était mon analyse stratégique du développement. A bientôt.