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Luc Kouade
Géographe de formation, le numérique est l'âme de mon génie. Quand il est question de développement et de progrès collectif, je ne ménage aucun effort pour me montrer disponible. Le blog pour moi, est une réelle passion que je fais vivre entre temps libre et activités scientifiques. Bonne lecture à vous. Amicalement

Nulle part sans nos condisciples non inscrit !

Grève à l’Université Alassane Ouattara

Aucune composition possible, pas de cours sur le campus, non plus d’activité sur l’espace universitaire. Tel est le mot d’ordre lancé par le Comité des Élèves et Etudiants de Côte d’Ivoire (CEECI) en ce mardi 29 août 2017.

Masqués de cagoules, les visages charbonnés, c’est avec détermination que les syndicalistes du CEECI ont débarqué massivement ce matin sur le campus de l’Université Alassane Ouattara de Bouaké pour interrompre les compositions qui s’y déroulaient et demander aux agents des services administratifs d’abandonner leurs postes.

Pour cause, certains de leurs condisciples non encore inscrit seraient exclus des salles de composition par des agents de l’administration universitaire.

En effet, depuis bientôt trois mois, ces derniers auraient reçu de la part des autorités du ministère de tutelle (Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique), des consignes, dédiées à la stricte interdiction aux étudiants non inscrit, le droit de participation aux activités académiques.

Cette nouvelle réforme, vient contre toute attente bouleverser les habitudes de l’enseignement supérieur public en Côte d’ Ivoire. L’un des militants du CEECI rétorquait à cet effet : « Nos grands frères ont fréquentés à crédit, et avant de s’en aller du campus, ils ont payés la totalité de leurs dus pour prendre leurs diplômes. Pourquoi pour nous là est problème ?».

Il est donc clair que les étudiants de Côte d’Ivoire ne soient encore prompts à adhérer aux mutations que pourraient susciter la nouvelle donne initiée par les autorités en charge du fonctionnement du système universitaire ivoirien.

L’intervention du #CEECI

Déjà le Lundi passé, après que des étudiants aient été exclus des classes, le syndicat compétent pour revendiquer leurs droits (Le CEECI) a fait montre de son mécontentement en mettant un break aux activités (compositions ; cours ; etc.) en cours.

Conviés donc à un entretien avec la présidence de l’Université afin de découdre du problème qui constituait un frein au déroulement des activités universitaires, les négociations se sont avérées infructueuses, car ayant croisés la fermeté des responsables.

Et comme si les griefs des étudiants étaient apaisés, c’est avec confiance que ceux-ci se sont rendus ce Mardi aux compositions programmées au sein de leurs différents départements.

Malheureusement, comme les jours passés, certains d’entre eux non encore inscrit, prétextant le manque de moyens, se sont vu expulsés du déroulement des épreuves. Très vite, le CEECI a fait parler son syndicalisme en mettant brusquement un terme aux compos en cours.

CEECI

Pour l’instant, tous, étudiants, enseignants comme administrateurs sont en attente des mesures d’apaisement du climat plutôt turbulent auquel est en proie l’enseignement supérieur à l’Université Alassane Ouattara.

En attendant, rappelons qu’en raison des vagues incessantes de revendication qui s’abattent sur le campus de Bouaké, les différentes facultés n’ont encore achevé les programmes du premier semestre de l’année académique 2016-2017.